RTS, quand les ressorts se cassent, les verrous sautent !

PAUVRE famille RTSIENNE ! Chers agents ! Le temps de la mobilisation est arrivé. Le Tocsin est sonné. L’heure de se lever pour avancer inexorablement vers notre avenir, celui qui nous concerne tous. Ne laissons pas une Seule Personne écrire notre histoire et la galvauder ou la travestir pour assouvir ses propres désirs et satisfaire ses propres intérêts et ceux de son entourage. Participons à la Marche qui nous concerne tous au plus haut niveau.

Veuillez-vous prononcer sur ce qui nous unit, le combat de notre DIGNITÉ GARDÉE, le combat de notre liberté INVIOLÉE, et pour cela, Le Service Public dans lequel nous sommes doit avoir un nouveau départ. Un départ où on doit avoir le courage de mobiliser tous LES CADRES DE LA RTS, avoir le courage de poser les questions les plus cruciales pour notre entreprise comme " LA PROMOTION INTERNE POUR NOMMER UN DIRECTEUR GÉNERAL " issu de nos rangs comme l’ont été pendant des décennies les choix de Guila Thiam, Mactar Sylla, Daouda Ndiaye, Babacar Diagne qui ont mené la RTS à un niveau de professionnalisme jamais égalé contrairement à cette situation EXTRÊMEMENT CHAOTIQUE dans laquelle Nous nous trouvons actuellement. Un Désastre Audiovisuel, un Désastre technique, une catastrophe Numérique, un Environnement SOCIALEMENT délétère, marqué par les INTIMIDATIONS, les SUSPICIONS, les SANCTIONS CIBLÉES en fonction de l'appartenance Syndicale et non en fonction du Travail Professionnel bien fait. Le mérite et les diplômes ne signifient absolument rien à la RTS, de nos jours.

Combien sont-ils les diplômés, les professionnels, brimés, humiliés, touchés dans leur amour propre au point de tourner le dos à cette RTS qu'ils aiment tant. Des diplômés, détenteurs de Master, doctorat en sus de leur professionnalisme, qui ont ruminé leur colère en se frottant où se heurtant au top Management de la RTS. Un choc frontal dont les seules victimes sont les pauvres agents « défénestrés » par la force de la « signature » d’une « main qui ne tremble pas », « pouvoir discrétionnaire » de « nommer » et de « démettre » tout agent « qui ne pense pas » comme le « chef ». Un chef qui justifie « ostensiblement » ses « ignobles » et perfides actes par « sa proximité », « son amitié » avec le « Grand Boss du palais ».

Que de larmes essuyées en catimini, que de souffrances endurées en silence, que d’injustices qui ont conduit à des attaques cardiaques frôlées, des hypertensions artérielles brutales, ou des maladies du stress précocement détectées. Juste parce qu’on ne reconnait au travailleur de la RTS qu’un seul mérite, « sa proximité » avec la hiérarchie.

Quel que soit le travail bien fait, l’engagement, la détermination, le niveau d’étude et l’ancienneté, tout cela n’a de sens et ne signifie rien face au bon vouloir d’une seule personne.

N’acceptons pas que la RTS soit un terrain miné, où sont enfouis les déceptions, les rancœurs, les frustrations, mêlées aux larmes qui vont constituer le liquide qui va mouiller le ciment de la première pierre d’un nouvelle «tour en gestation », ultime acte pour ensevelir à jamais les espoirs des travailleurs meurtris par une décennie de gestion calamiteuse, nébuleuse et catastrophique.

Abibou MBAYE

Syndicaliste, Délégué du personnel, Chargé des Revendications SYNPICS, Ex-rédacteur en chef démis de ses fonctions à cause de son engagement Syndical