Don de sang : Des jeunes se mobilisent pour remplir les poches du CNTS

Lancée en 2005 par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le 14 juin marque la journée mondiale du don de sang. Partout dans le monde, on célèbre les donneurs. C’est le cas aussi au Centre national de transfusion sanguine de Dakar (CNTS). Les jeunes, à travers des associations, se regroupent et proposent de donner de leur sang.

Dès l’entrée dans le CNTS, l’atmosphère du jour est accueillante. Des pancartes rouges et blanches sont placardées un peu partout. Elles invitent au don de sang pour sauver des vies. Sous des bâches, les associations aident les volontaires dans les formulaires.

Etudiante en Master 2 en Médecine, Yacine Marie Diallo est membre de l’association Tandi-Med. Elle en porte le t-shirt blanc où est inscrit en noir Tandi-Med. Depuis le début de la journée,  Yacine Marie Diallo  aide les volontaires à remplir les formulaires d’information et à s’installer. A notre arrivée, la jeune étudiante prenait la tension de Coumba Dramé. Âgé de 25 ans, cette dernière est étudiante en Qualité, hygiène, sécurité et environnement (QHSE). C’est son deuxième don. Le premier remonte à 2016.

 Je n’avais pas le temps de venir faire un don de sang depuis le premier.  Avec les activités et les cours, c’était un peu plus compliqué. »

Aujourd’hui, elle a trouvé le temps de venir faire un don. Coumba Dramé est là parce qu’elle a « vu à la télé qu’il n’y a pas assez de sang dans les hôpitaux ».

Après le remplissage des fiches de renseignement, les volontaires passent par une série d’analyses. Prise de poids, entretien avec le médecin… Justement, Papa Modou Fall est médecin au CNTS. Assis à gauche de l’entrée de la salle de don, il s’occupe de la prise du taux d’hémoglobine des potentiels donneurs.

Cette étape est presqu‘exclusivement réservée aux dames. Elles sont un peu plus fragiles et elles ont leurs menstrues. Leur taux d’hémoglobine doit être supérieur ou égal à 12. Alors on fait un petit prélèvement de sang qu’on met dans la machine. Si les résultats montrent un taux inférieur à 12, la femme est anémiée. Alors, elle ne pourra pas faire le don. On lui recommande de prendre du fer. »

Coumba Dramé que nous avions croisée se faisant prendre la tension a passé cette étape avec succès. La voilà allongée pour l’étape de la prise de sang. Celle qui s’occupe d’elle après avoir désinfecté sa main cherche la veine centrale à la main gauche. Pas de résultat! Elle essaye alors avec l’autre main et ses efforts sont récompensés. Mais une fois la seringue introduite dans la veine, le sang ne coule pas. Coumba est « trop stressée ». On retourne alors à la main gauche. Une autre étudiante en médecine vient suppléer sa collègue. A deux, elles parviennent à déstresser Coumba. Et le miracle se produit : le sang coule dans la poche !

«  Donner son sang : un acte de solidarité. Rejoignez le mouvement et sauvez des vies ! ». C’est le thème de cette journée mondiale des donneurs de sang. T-shirt gris où est inscrit l’association sénégalaise des donneurs universels de sang (Adus), casquette blanche, jean kaki, Yacine Sy est la présidente de Adus. Cette jeune femme aux formes généreuses veut « donner du sang » pour « sauver des vies », comme c’est inscrit au dos de son t-shirt. 

Akum · ENTRETIEN AVEC YACINE SY, Présidente De Adus

Pour cette journée mondiale de don de sang, au CNTS,  le comité d’organisation a compté 300 donneurs. Parmi eux, 221 ont pu donner leur sang. Moustapha Condé porte au bras gauche un pansement. Il vient de donner son sang. En jean noir et t-shirt blanc, il est fier de son acte.

Je fais cela pour sauver des vies. Il y a des malades qui en ont besoin. Et en plus, avec le don, vous avez des analyses gratuites comme celles pour les maladies sexuellement transmissibles. »

Petra ASSOGBA